lundi 23 février 2015

Introduction: films de Barbie








Mai 2017: edition réactualisée pour la version vidéo

Ça semble le summum des bas-fonds des films pour enfants? Pas vrai? Rassurez-vous: j'ai eu la même réaction en trouvant le premier DVD en 2001. Mais depuis...Disons qu' ils pâtissent de la réputation de Barbie, et que celle -ci, une fois qu'on la connaît vraiment, n'est pas tout à fait celle qu'on dit.

A quiconque d'autre qu'une fillette, Barbie, c'est du fuchsia pailleté qui fait mal aux yeux, c'est une femme futile qui passe son temps à faire du shopping, c'est un physique impossible  à atteindre de p***sse blonde anorexique qui rend les filles forcément complexées, et qui voudrait qu'elles soient toutes aussi oisives et superficielles qu'elles; c'est une femme au foyer qui aliène la liberté du beau sexe et le pire cadeau à faire pour la liberté de pensée  d'une petite fille. Il n'y a apparemment guère de différence à avoir Paris Hilton comme rôle modèle.



Il suffit, pour s'en convaincre, de taper son nom dans un moteur de recherche: parmi des photos plus conventionnelles, vous verrez surgir des images de freaks qui s'efforcent de lui ressembler par la chirurgie esthétique, ou des œuvres d'artistes où Barbie massacre son entourage, prend de la coke, est obèse, etc.







Ou de se souvenir de Malibu Stacy, son équivalent dans Les Simpsons,  où cette dernière débitait des phrases sexistes d'une voix mièvre  ("Ne me demandez pas ça, je ne suis qu'une fille") et fondée sur un incident réel où une Barbie parlante trouvait les maths difficiles.



Du coup Lisa Simpson mettait au point la poupée "Lisa-cœur-de-lion" qui disait, elle, des phrases comme "Aie confiance en toi et tu pourras accomplir tout ce que tu voudras."



Enfin, traiter quelqu'un de Barbie est rarement un compliment; au mieux cela met en lumière son attirance pour le rose,  au pire qu'on a affaire à une blonde stupide et, sans doute, à une épouse trophée.











                                                  (Comme la stupid girl de Pink)



La faute sans doute au fait que le grand public ne connaisse de la poupée que sa ligne "Fashionista" (donc shoppeuse professionnelle, en effet) qui est toujours mise en avant dans les magasins.



Seulement voilà: Barbie ne mérite pas cette réputation sulfureuse.



Née dans les années 1960, la femme au foyer  était alors monnaie courante (il n'y a qu'à voir les pubs d'alors). 


Mais dans la première maison de Barbie, non seulement il n'y avait pas de cuisine (pour qu'elle ne puisse pas s'y enfermer donc), mais Barbie travaillait. Et alors? Et bien, fut-ce pour être hôtesse ou infirmière, c'était alors plus progressiste qu'être au foyer. Et si Ken était son petit ami, et non son mari, c'était pour éviter que Barbie aie un "maître"...




Son physique fut effectivement inhumain...Mais parce que mattel voulait représenter les proportions d'un mannequin couture (Barbie est une poupée à habiller plutôt qu'à cajoler) et non d'une humaine. Et maintenant il ne l'est plus. Eh oui: on l'a modifié dans les années 2000 bien que Barbie continue à peser moins lourd que l'américaine moyenne.



Puis, en 2016, on a jouté trois physiques de base disponibles en plus de celui d'origine: grande, petite et ronde (le modèle "curvy").




Si, si! On peut maintenant trouver des Barbies "enveloppées" à l'instar des poupées fabriquées et réputées comme étant des "anti-Barbie", telle Lammily.




Depuis 2000, à contrario, est apparue la poupée qui mériterait qu'on attribue son nom à toute celles qu'on traite de Barbie : Bratz. Les Bratz, au physique encore plus inhumain et lourdement maquillé, n'ont effectivement que des occupations futiles selon la ligne de jouets.



Barbie tentera d'abord de la copier (ligne "My scene", plus fabriquée aujourd'hui) et Mattel prendra des décisions nonsensiques pour attirer l'attention  comme remplacer Ken (voir ici) avant de devenir plus raisonnable et ramener Ken.



Je peux aujourd'hui l’affirmer: Barbie peut être au contraire considérée comme une icône féministe! Du "cupcake féminisme" (qui aime le rose et les robes et ne les considère pas comme des facteurs aliénants, mais de pouvoir), mais quand même.



Elle le mérite autant que Rosie la riveteuse,

Qui, pendant la guerre, incitait les femmes à fabriquer des bombes.


 et peut-être plus que Wonder Woman qui au contraire a une bonne réputation de surface.


Mais, si on gratte:

Wondy a toujours été une icône du bondage (!), a aussi été une nunuche confinée aux travaux de secrétariat dans les années 1940 à 1960, fut parfois privée de ses pouvoirs et en cessant d'être destinée aux fillettes est de plus en plus une brute loin de sa mission "paix et amour", parfois animée de sentiments "féminazis"  (le tout motivé par un mauvais gag de symptômes prémenstruels) ainsi qu'un objet masturbatoire dans un costume toujours plus minimaliste, apparaît comme la "Schtroumphette" (=seule femme) de la Ligue des Justiciers bien que ce ne soit pas le cas et parfois sa fonction de viande à plaisir la fait plus ressembler à une vulgaire fille à soldats qu' un  membre à part entière. Et comme dirait Björk: "Dans ce cas on attribue vos mérites aux hommes qui travaillent avec vous". Tout dépend de l'auteur et des versions bien sûr, mais hélas ces travers lui donnent un statut en fait incertain d'icône féministe.


                                                        (Bref, si on gratte...ça fait mal!)

Barbie, au contraire risque d'être une surprise agréable si on prend la peine de la connaître. Elle est toujours inhumainement belle et maquillée comme une voiture volée? Pas de doute. Mais lui attribuer tous les complexes des femmes? Faux: les les petites filles ne prêtent pas une attention si grande  au physique des poupées, c'est plutôt  leurs parents. Je suis moi-même un exemple vivant de fillette ayant joué avec des versions pré-lifting de 2000 sans être devenue anorexique ou même complexée plus tard, et toutes celles que je connais sont dans le même cas que moi.

Je t'en prie Lisa, ne joue pas à ta maman, tu n'es pas crédible une seconde. Sans parler du fait que tu aurais dû tenir une Bratz, plutôt....


Pourquoi femme au foyer? Bien au contraire, c'est Ken "l'accessoire" comme dit dans Toy Story 3. L'univers de Barbie est une vaginocratie où les femmes sont au premier plan. c'est le cas depuis le début puisque comme j'ai dit elle n'a jamais été une épouse soumise.



Saviez-vous qu'elle a été autre chose qu'une fashionista?



Vous savez, des carrières aussi variées (dernièrement dans la ligne "I can be") que nombreuses (plus de 130) policier, architecte, médecin (et non pas seulement infirmière), footballeuse, informaticienne, programmeuse, soldat (!), scientifique, pilote de formule 1 ou d'avion...

Ballerine c'est girly? Oui, mais c'est la seule carrière de l'affiche à l'être....


Plus fort encore: elle a embrassé certaines carrières avant qu'une femme le fasse en vrai, voire elle est toujours la seule à l'avoir fait! Exemple, elle était spationaute en 1965...deux ans après la soviétique Valentina Tereshkova, et quinze ans avant l'américaine Sally Ride.



En 1985, elle est cette fois représentée comme une astronaute sur la lune où aucune femme ne s'est encore rendue à ce jour.


 Enfin et alors que nul humain n'a mis le pied sur Mars actuellement, en 2013 une poupée "Mission sur Mars" fut éditée. En 1985 comme en 2013, la voix off de la pub comme le texte de la boîte incitait les jeunes acheteuses à rejoindre la cinquantaine d'américaines qui furent astronautes depuis les années 1980 et "atteindre les étoiles".



Où est passé le rêve d'une femme président, comme chantait Pink?



Je te le donne en mille, dans une boîte Mattel, Pink, malgré que tu représentes Barbie comme un jouet de "Stupid girl"!




 Barbie  président est un modèle renouvelé à chaque élection depuis 1992 avec des costumes toujours plus sérieux (ses derniers tailleurs n'auraient pas été reniés par Hillary Clinton). Alors que les États-Unis (et la France) restent l'une des dernières démocraties de la terre à n'avoir jamais eu de femme président.

Je suis d'accord, ça aurait pu être le cas en 2016, et c'est pourquoi cette année -là, Barbie s'est montrée une fois de plus d'un cran en avance sur la réalité en commercialisant non seulement une poupée présidente, mais aussi sa co-listière (faut -il rappeler qu'une vice-présidente, surtout en même temps qu'une présidente, relève aussi encore de la science-fiction pour les Etats-unis?)



Plus rares mais plus incroyables encore, les modèles destinés à une clientèle adulte de collectionneurs. Non seulement Barbie y apparaît avec  une beauté naturelle et sans sourire figé, mais endosse des rôles tels que déesse, ange, sorcière, fantôme, vampire, pirate (!) .




C'est aussi dans cette collection qu'elle avait prêté ses traits à Wonder Woman, Black Canary, Supergirl , Elektra, Batgirl ou Susan  Storm. Mais finalement c'est en 2015 qu'elle embrassa la seule carrière qu'elle n'avait encore jamais eue d'elle-même: super-héroïne! (Sous le nom de Super Paillette qui rassemble pas mal de caractéristiques des précitées) En ces temps où les comics ne sont plus pour les femmes ou les enfants depuis longtemps, ça fait du bien.





Quant à saper la confiance en soi des enfants, on sait depuis la ligne I can be que "Si tu peux le rêver, tu peux l'être", sans oublier sa chanson qui affirme que "Tout est possible".


 Dans Toy Story 3, Barbie expliquait que l'autorité doit dériver du consentement populaire et non de l'emploi de la force.


Je vous prie d'apprécier l'amélioration au cours de la saga: de quasi absente (Toy Story 1) à des figurantes anonymes un peu écervelées (Toy Story 2) à un personnage à part entière dont le cerveau se révèle aussi bien conformé que son corps. Je vous l'avait dit, c'est de mieux au mieux à mesure qu'on la connait.


Et les taglines des films sont éloquentes aussi: "Tu es plus courageuse que tu ne crois" "Il y a toujours de l'espoir" "Il y  a une différence que toi seule peut faire" "Ce qui est à l'écart des autres n'est pas inutile" "Le vrai courage est de poursuivre son rêve même quand tout le monde dit que c'est impossible" "Tu ne sais pas de quoi tu es capable avant d'essayer..." Disons-le: maintenant, Malibu Stacy, c'est la Bratz. Barbie est devenue depuis Lisa Coeur-de-lion soi-même.



Le film Barbie et les trois mousquetaires en fera même une femme désireuse d'être mousquetaire et experte à l'épée bien que "Il n'y a pas femme mousquetaire." "Pas encore!" répond-t-elle à chaque fois.  Le tout avec des refrains de chansons qui rappellent que "Nous ne sommes pas damoiselles en détresse, attention au jupon!"



Le documentaire Histoires de jouets dit qu'elle porte les habits roses de son sexe, mais en aura fait craquer quelques coutures...

Un meilleur rôle modèle qu'il n ' y paraît à la condition, comme les princesses Disney, de ne pas la connaître de façon superficielle et de choisir les poupées avec sagesse.



Et les films? Pareil: Je ne pourrais parler des dessins animés  Barbie and the rock stars (1987) et Out of this world tournés pour concurrencer Jem et les Hologrammes puisqu'ils sont inédits en France. (ainsi que le seul exemple de Barbie à l'écran autrement qu'en CGI).



Par la suite Barbie à l'écran sera tabou pendant treize ans au point que Pixar n'obtiendra pas de l'utiliser pour le premier Toy Story.

Ou presque: ce sont ses jambes là pas vrai?


Les dirigeants de Mattel auraient avancé que "Animer Barbie et lui donner une voix briserait l'image que chaque petite fille se fait d'elle." Nonsense! Barbie avait une voix depuis les disques ou modèles parlants d'elle qui existaient depuis les 60's sans oublier Barbie and the rock stars et sa séquelle tournés plus de dix ans plus tôt! A l'évidence, c'est plutôt l'aspect "première mondiale" de Toy Story (premier film en CGI, souvenez-vous) qui aura effrayé les huiles de Mattel, craignant que leur produit phare ne soit entaché par un four au cinéma.

Le succès de ce dernier les fera changer d'avis. Barbie sera dans les deux autres Toy Story,



et même dans sa série Life in the dreamhouse. Ces derniers travaux sont les seuls où Barbie est une poupée (apparemment faite de plastique). Dans Life in the dreamhouse, le second degré est de mise: Barbie s'y moque de son immense dressing, de sa capacité à changer de meubles à l'aide de stickers, de son âge impossible à deviner...Un sens de l'humour qu'on ne lui aurait guère soupçonné.



Dans les films en CGI produits depuis 2001, elle est au contraire un personnage humain. Et non ce n'est pas le sommet de la mièvrerie qu'on aurait pu croire. Moins que Les Télétubbies, en tout cas...On distingue trois  "périodes": De 2001 à 2009 (de Casse-noisette aux Trois Mousquetaires), 2009 à 2015 (du Secret des Sirènes à Rock et royales) et de 2016 à aujourd'hui ( depuis Barbie Agent secret).

La première époque est jugée la meilleure, nostalgie aidant, par bien des fans adultes (car oui, il y  a des fans adultes comme il y a des collectionneurs adultes! L'eusses- tu cru!).  Il s'agit en fait d'adaptations de livres célèbres, faisant de Barbie un "adaptateur universel". Ou alors, parfois, ce sont des scénarios originaux mais se déroulant toujours dans une stase moyenâgeuse. A cause des limites techniques, Barbie y avait au début l'aspect d'une poupée (au sourire figé). Il s'agissait souvent de films musicaux sur le modèle des Disney, mais pas aussi inspirés: souvent, il y a trop de chansons (notamment dans Princesse de l'île merveilleuse) alors que chez Disney on sait que cinq ça suffit. Et presque toujours, dans les premiers films, Barbie elle-même apparaissait et racontait l'histoire du film (à titre d'inspiration) à l'une de ses petites sœurs.

Parmi les œuvres littéraires en question: Casse-noisette, Raiponce, Le lac des cygnes, Le prince et le pauvre, Le bal des douze princesses, Un chant de Noël et les trois mousquetaires.  A l'époque, il s'agissait en particulier des œuvres encore non adaptées en long-métrage par Disney...Jusqu'à ce que Raiponce le soit, en bien mieux, en 2010. Ooops.

Ça explique probablement le recours aux seuls scénarios originaux par la suite, et qui constituaient environ la moitié des films de l'époque: Barbie et le Cheval magique, Barbie princesse de l'Île merveilleuse , Le Journal de Barbie , Barbie et le Palais de diamant, Barbie présente Lilipucia ; ainsi que les films de fées:   Fairytopia, Mermaidia, Magie de l'arc en ciel et  Mariposa. A part Lilipucia et Le journal, tout ceci se déroulait dans le passé et un univers très "conte de fée".

Un changement magistral se produit avec les années 2010, les films ayant grandi avec le public-cible (et c'est justement ce qui fera dire aux plus vieux fans que "C'était mieux avant".) A partir de là, exit les contes, tous les films seront dans un environnement moderne, même si les fées et la magie peuvent toujours y exister (et cohabiter avec les portables donc). Il peut ou pas s'agir de comédies musicales, mais le style des chansons sera toujours beaucoup plus pop que Broadway. Quand il s'agit d'une chanson de fond, la VF depuis peu ne prend plus la peine de les traduire. Et les scénarios seront systématiquement originaux. Les films sont:

Les deux Secret des sirènes ,  La Magie de la mode, Le Secret des fées (ne pas confondre avec l'homonyme des films de la Fée clochette!) , Apprentie princesse,  La Princesse et la Popstar, Rêve de danseuse étoile , la Magie des perles, la Porte secrète ,  Super princesse et Rock et Royales. Sans oublier la suite de Mariposa et la série de films qui mettent en vedette non un personnage joué par Barbie, mais Barbie elle-même (en tant qu'humaine qui semble être la comédienne ayant joué dans les films précités) et ses sœurs: Un merveilleux noël, et  Barbie et ses sœurs au club hippique. A noter que c'est aussi Barbie elle-même qu'on voit dans La Magie de la mode et Le Secret des fées, mais sans ses sœurs.

 Un peu brusquement, la transition entre les époques sera très visible au début de La magie de la mode , qui commence par un tournage de Barbie (l'actrice) du conte La princesse au petit pois, toujours dans cet univers médiévo-fantastique, mais se verra renvoyée (et le film annulé) après avoir exprimé un désaccord avec le réalisateur.


Voilà qui explique que ce conte n'aie jamais fait partie des films adaptés par Barbie...


Bien qu'une poupée existe sur le sujet!


Façon peu subtile de nous faire comprendre que les contes ont fait leur temps (à moins que les scénaristes n'aient voulu exprimer leur désarroi d'avoir dû arrêter les adaptations, justement?) Pas de hasard si, juste après, les films seront systématiquement originaux et modernes?


Oserais-je le dire, j'aimais bien cette période, juste équilibre entre magie et modernité.



Une troisième période vient d'émerger et je me sens bien moins enthousiaste. C'est plus "commercial" dans la mesure où le personnage joué par Barbie s'appelle systématiquement ainsi bien qu'il ne s'agisse pas toujours de l'actrice qu'on a l'habitude de voir. Plus de chansons, de  magie, de fée ou de princesse mais juste de la technologie: les gadgets d'agents secrets,  extraterrestres,  ou de programmeurs même si je dois admettre que l'atmosphère "Space opera" d' Aventure dans les étoiles était originale. L'inspiration  n'est  plus  les contes de fées, mais on ne peut plus parler de synopsis 100% faits maison à présent.

Outre que Super Paillette, héroïne de Barbie  super princesse, rappelle Super  girl sur bien  des points; Barbie  Agent secret évoque  Totally spies  (jusque  dans  le  nombre de personnages). Visuellement,  Aventure  dans les  étoiles a tout de La planète  au trésor, Le cinquième  élément et Avatar, et Héroïne  de jeu vidéo de Tron, selon les séquences  (tout en lui empruntant  son  thème  principal).





Ces inspirations prouvent un nouveau  saut dans  la  modernité  en prenant autant de maturité  que les spectateurs de la première  heure. Si  ça  se trouve, on en viendra aux thrillers  Barbie, peut être inspirés des poupées de collection. (Chouette! )



Parallèlement, il existe dorénavant des films plus enfantins avec les petites sœurs tournant autour de thèmes animaliers (poneys, chiens..)même si la fantaisie semble être le sujet du film Dreamtopia.




Au début, les proches de Barbie jouaient généralement ces rôles:  ses sœurs sont les cadettes des héroïnes, ses amies Thérésa (hispanique), Nikki( afro-américaine) et Summer (rousse) les amies ou parentes adultes et Ken le love interest. Plus récemment, les sœurs ont pris de l'importance tandis que Ken s'efface, parfois remplacé par d'autres garçons qui s’intéresseront aux autres rôles féminins.

Comme souvent, la VF fut plus chaotique que la VO en terme de rôles. Kelly Sheridan a endossé le rôle de Barbie depuis les origines, sauf entre 2009 et 2012 où il s'agissait de Diana Kaarina. A partir de 2016, Erica Lindbeck tiendra le rôle.

Mais en VF...disons qu'il y a eu plus de monde. La première voix fut Michèle Lituac; je n'aimais pas trop, elle était trop doucereuse et donnait effectivement un ton mièvre. A partir de 2005 et du Cheval magique, on engagera pendant deux ans la chanteuse Julie Zenatti pour capitaliser sur sa célébrité...Pas mal, mais Julie n' insistera pas.

 Surgissent des comédiennes qui ne tiendront le rôle qu'une ou deux fois: Edwige Lemoine (Le journal de Barbie) Rafaèle Moutier (Magie de l'arc-en-ciel et le premier Mariposa) et Chloé Berthier (La magie de Noël) bien que dans ce dernier cas cela se justifie par le fait qu'en VO le rôle tenu par Barbie a aussi une voix différente  de d'habitude (Morwenna Banks) car étant un Ebnezer Scrooge féminin elle y  avait un ton plus pimbêche.

Entre  2007 et 2015, Barbie est doublée par Noémie Orphelin alias Kim Possible. Pour notre plus grand bonheur en raison d'une voix énergique et mature.Meilleure, même que le ton haut perché de Kelly Sheridan (ou pire encore, de Diana Kaarina!).



Mais depuis 2016, c'est la moins convaincante Helena Coppejans qui double (impossible de trouver ce qu'elle a fait d'autre) sans qu'on sache pourquoi (vieillissement peut-être?)



Ces films ont-ils des défauts? Oui, quand même, rassurez-vous...

Pour la première époque:

Les limites graphiques de 2001 à 2005: La technologie n'était pas la même il y a quinze ans bien sûr, mais cela peut rendre désagréable le visionnage des tous premiers films. Barbie y  paraissait faite de plastique, bien qu'humaine, avec ce sourire peu naturel et des mèches de cheveux semblables à de la pâte à modeler.


 Mais la plus grosse fracture de l’œil sera provoquée par Le journal de Barbie, à part sur bien des points. Dans ce film, l'animation n'est guère meilleure que dans les Sims.





Les chansons maladroitement réparties: Quand elles avaient le style Broadaway, il arrivait qu'elles soient à la fois trop nombreuses et mal réparties (se suivant de trop près). Le recordman est Princesse de l'île merveilleuse qui fait hurler "Non, pas encore!" quand une chanson arrive passé trois quarts d'heure de film. Qu'elles ne soient pas toutes très intéressantes (la chanson de la méchante dans ce même film aurait eu plus d'impact s'il avait s'agit d'un discours puisqu'elle  y révèle son plan), passe encore, mais parfois elles sont interprétées façon casserole (comme la magnifique Constant as the stars above, massacrée dans Raiponce).

                                          (Alors que la version album est si belle, oh oui)




Pour la seconde époque:

La colorimétrie: Fracture de l’œil encore, mais pas pour la même raison. Jusqu'en 2009, les couleurs des vêtements de Barbie étaient variées et quand c'était rose, c'était dans un ton pastel.



Depuis, non seulement le rose est systématique, mais c'est ce fuchsia agressif répertorié comme étant le "rose Barbie" (non vraiment, il y  a un copyright dessus et c'est le code #FB46A3). Du coup dans le pourtant réussi Apprentie Princesse, une des robes les moins belles car trop "too much" apparaît, non seulement rose fluo mais aussi avec un corset taillé dans une pierre  précieuse géante apparemment.



De plus, tous les coloris sont saturés dans les décors, pouvant rendre leur visionnage pénible quand on y est sensible.

Heureusement depuis 2016 le rose n'est plus présent que par petites touches.




Pour toutes les époques:

Les acolytes animaliers et autres mascottes:

Concentrant pas mal le côté nunuche qu'on pouvait craindre.





Heureusement ils se font plus rares (et ont globalement  perdu l'habitude  de parler, encore que c'était généralement entre animaux et non aux humains) depuis 2010. Il s'agissait presque toujours d'une chatte ou d'une petite chienne adorables, mais parfois on a vu des plus originaux: le chat obèse et grincheux de La magie de noël qui rappelle le Lucifer de Cendrillon ,



le chat aboyeur de Cœur de princesse


ou  un labrador massif (et muet) dans Apprentie Princesse.


 Hélas, même dans ce cas et même muets, les bestioles passent beaucoup de temps  à faire des gags slapsticks qu'on montre en détail parce que, c'est bien connu, c'est seulement ça qui fait rire les enfants. Les mascottes de Mariposa et Fairytopia, qui tombent dans la catégorie "bestiole agaçante" sont en particulier un supplice.



Non seulement ils parlent mais on comprend rien à leur baragouinage! Ah c'est ça le problème....








-Si c'est ça la pauvreté, je suis pour la misère éternelle!: On ne demande évidemment pas aux dessins animés d'être réalistes, et comme on parle de Barbie, tout doit être beau et briller. L'ennui, c'est que les personnages pauvres ou modestes ne le semblent plus du tout .

Par exemple:
-Corinne (Les trois mousquetaires) et ses amies sont femmes de ménage mais ça n'empêche pas que leur immense et superbe chambre  d'avoir des lits à baldaquin.


L’histoire ne dit pas non plus où elles se sont procuré les matières premières de leurs robes du bal qui se révèlent les plus luxueuses de toutes celles portées par les invitées.




-Erika (Cœur de princesse) née de parents pauvres, se plaint de sa paye ridicule et du fait de ne posséder qu'une robe...Pas si différente de celle qu'elle a cousu pour la princesse Annelise, qu'elle portera une fois déguisée comme elle d'ailleurs. A sa décharge, étant couturière, elle a dû faire sa robe de "pauvresse" avec les beaux tissus qu'elle coud habituellement.



-Blair (Apprentie Princesse) travaille comme serveuse et c'est la seule de la famille à avoir un emploi au début du film. Elle se définit, elle et ses voisins, comme "très pauvres".


Et en effet elle vit dans un quartier sordide. Par contre, son appartement est spacieux, clair, avec de jolis meubles roses et des tapis épais...Seule "preuve" du manque d'aisance matérielle, la télévision qui marche mal.

Sa tenue de serveuse est  plutôt coquette si l'on considère que Blair est non seulement pauvre, mais modeste. Probablement par paresse des animateurs, les chaussures et chemise de Blair en serveuse ou en uniforme d'élève princesse sont identiques, et les jupes du même fuchsia.



-Liana et Alexa (Le palais de diamant) ont elles aussi tant de difficulté à boucler les fins de mois qu'il ne leur reste que des tartines de confiture à manger au début du film. Mais elles n'en n'ont pas moins une belle et grande chaumière. Admettons que l'une en aie hérité de ses parents...Mais l'intérieur est grand luxe,


avec encore une fois des lits à baldaquins, et un miroir à main dans leurs affaires (autre que celui vu à l'image) alors qu'à l'époque où le film semble se dérouler les familles de leur classe sociétale dormaient à plusieurs sur une unique paillasse posée au sol, et les miroirs étaient un objet ruineux réservé aux rois.

Je vous laisse apprécier la différence entre leurs robes de paysannes et les modèles de princesses de la fin: infime.

Barbie est parfois exemplaire, mais pour nous préparer aux difficultés de la vie matérielle une fois devenues des étudiantes fauchées aux meubles Ikea? Fail.


Mais où sont mon lit à baldaquin et mon tapis à fleurs?







Et des qualités? Mais oui, il y  en aussi! D'abord, et c'est évident, des films donnant la part belle aux  filles (La magie de noël et Les trois mousquetaires sont même des versions féminines des romans Un chant de Noël et du roman homonyme). Ils passent même tous le test de bechdel, alors que parfois, c'est le test inversé qui ne passe pas! Comprenez qu'on y trouve pas toujours deux hommes, deux hommes qui se parlent, ou alors deux hommes qui parlent d'autre chose que d 'une femme.

La morale de l'histoire: Vous l'aurez compris en lisant les taglines, chaque récit a une morale positive implicite, qui encourage la spectatrice à évoluer.

Chaque étoile est là pour une raison. Elles n'ont pas besoin de s'intégrer pour être importantes. Elles doivent juste être elles-mêmes.

Les personnages sont loin d'être parfaits mais connaissent eux-mêmes cette évolution: Mariposa et Alexa, (La Porte secrète ) timides ou socialement mal à l'aise mais pas moins rats de bibliothèque, Krystin la ballerine (Rêve de danseuse étoile ) jugée trop indépendante par son professeur strict mais qui fera de sa liberté de penser une force, Blair qui entre dans  l'académie d'Apprentie Princesse  comme une serveuse au tempérament de serpillère et en sort en souveraine confiante, Liana et Alexa dont l'amitié est mise à l'épreuve dans Le palais de diamant, Eden de La magie de Noël qui a au début de l'histoire le luxe d'être une peste égocentrique...Sans oublier Corinne qui ne voit pas en quoi son sexe biologique l'empêcherait d'être mousquetaire.

Les bêtisiers: Si si, il y  en a comme chez Pixar prouvant là encore un fort sens de l'humour. Non seulement des chutes (normal) mais pas que. Le gag le plus irrésistible doit être cet ogre qui parle façon Hulk dans Le cheval magique mais qui dans le bêtisier se révèle avoir fait douze ans de théâtre et insiste pour un texte plus long.




(Que dire du gag du singe occupé à laver un chat derrière La porte secrète, aussi, ou l'allusion à Gremlins..)

La musique: Sauf dans certaines comédies musicales (Princesse de l'île merveilleuse, Cœur de princesse) , c'est le point fort des films depuis le début. Dans les plus anciens, c'est la bande-son qui était magnifique; à commencer par l'intro des Douze princesses.


Raiponce a pour thème principal une merveille qui doit être la seule chose meilleure que dans la version Disney;


et la variante avec paroles ferait littéralement planer.


Idem pour le générique du Lac des cygnes,


du Palais de diamant


et des Douze princesses.




 Les chansons principales des Trois Mousquetaires sont merveilleusement inspirantes,





mais en plus il y eut pour la première fois une reprise d'un air connu, You're unbelivable, devenu We're Unbelivable.



Par la suite, les chansons se feront plus pop que ces ballades et ne seront pas toujours traduites mais restent incroyablement entraînantes avec toujours ces paroles bourrées de messages positifs.






You can tell she's a princess (Apprentie Princesse)



La reprise de Girls just want to have fun de Cindy Lauper (Princesses just want to have fun) dans La princesse et la popstar




Même film, To be a princess (reprise, en mieux, d'une chanson de Coeur de Princesse)




et Here I am





Keep on dancing de Rêve de danseuse étoile


Ainsi que ce thème incroyable,  prouvant que les "modernes" avaient parfois aussi une BO. de qualité.



Light up the world de La magie des perles



Si j'étais magique de La Porte secrète


Sans parler de What gonna happen  et son intro sublime


Soaring de Super Princesse



Dommage que depuis 2016, les chansons soient résolument plus anecdotiques.


Les thèmes récurrents:

Parmi ceux dont vous devez vous attendre à ce qu'ils reviennent souvent:


L'existence de la magie: jusqu'en 2016,  il s'agit d'un univers où la magie existe sous toutes ses formes possibles (Mermaidia, Le lac des cygnes, Mariposa, Fairytopia, La Magie de l'arc en ciel,Casse-noisette, Le cheval magique, Raiponce, Le Palais de diamant, La magie des perles, Le bal des douze princesses)  soit plus modestement, notamment dans les environnements modernes, cela se borne à l'existence des fées et d'objets ensorcelés (La princesse et la popstar, Apprentie princesse ), ce que tout le monde sait, et ne s'en émeut guère.

Parfois, elle existe toujours, mais c'est une surprise totale par contre pour les protagonistes de découvrir les êtres ou l'item qui prouvent l'existence jusqu'alors cachée de la magie: ( Lillipucia, La magie de la mode, Le secret des fées, La magie de noël, La porte secrète, Rêve de danseuse étoile,Le journal de Barbie, Un merveilleux noël, Super princesse, Le secret des sirènes ).

Enfin, les plus exceptionnels étaient ceux sans aucun élément fantastique: Princesse de l'île merveilleuse, Barbie et ses sœurs au club hippique, Les trois mousquetaires, Cœur de princesse et La Grande Aventure des chiots. Depuis 2016 c'est la règle, sauf certains pouvoirs paranormaux que que peuvent posséder les personnages comme dans Aventures dans les étoiles. 



La métamorphose vestimentaire: A la fin de l'histoire, une magie quelconque donne à l'héroïne de nouveaux habits plus glamour que les précédents, dans une séquence de transformation digne des magical girls. C'est un code visuel destiné à faire comprendre à la spectatrice que le personnage a achevé sa mue et est parvenue au bout du voyage initiatique.


 











                 






Parfois cela arrive deux fois au cours du film, ou/et à plus d'un personnage, et il arrive aussi qu'on sache pas bien pourquoi ça se produit. ( Dans Les trois mousquetaires, pas d'élément fantastique, les quatre héroïnes enlèvent seulement leurs longues jupes pour révéler  les plus courtes dessous, reste qu'inexplicablement la séquence s'accompagne d'étincelles et que leurs chaussures et parfois leurs coiffures changent,ça ressemble bien à une métamorphose). C'est si fréquent que selon TV Tropes on aurait plus vite fait de compter les fois où ça n'arrive pas (dans  Princesse de l'île merveilleuse, Un merveilleux noël, Barbie et ses sœurs au club hippique, La Grande Aventure des chiots, Cœur de princesse, Le journal de Barbie et La magie de noël, en l’occurrence).


                                             
Etat-civil royal: Princesse était  la profession par défaut de Barbie dans ces univers, qu'elle le soit depuis toujours et que ce soit juste une valeur ajoutée au personnage: Le cheval magique,Cœur de Princesse (Annelise), Le bal des douze princesses, La princesse et la popstar (Tori), La porte secrète,  Super princesse et Rock et Royales . Ou qu'elle le découvre à mi-parcours des suites d'un secret de naissance, ce qui a alors plus d'impact sur le scénario: Princesse de l'île merveilleuse, Raiponce, Apprentie princesse, Le secret des sirènes et La magie des perles.

Plus rarement, il peut être admis qu'elle le sera un jour par mariage:  Cœur de Princesse (Erika), La princesse et la popstar (Keira),  Rock et Royales  (Erika), Le lac des cygnes, Fairytopia et Mariposa. Enfin, on l'a vue le devenir à titre honorifique, dans Le palais de diamant, Aventures dans les étoiles et Casse-noisette, bien que dans ce dernier "La princesse Prune sucrée" de la V.O. était toujours "La fée Dragée" en V.F., le personnage correspondant du ballet original ("La fée Prune sucrée" en anglais).

Mais Barbie par essence ne l'est pas! Comme dit dans les films avec elle-même (Un merveilleux noël ,Barbie et ses sœurs au club hippique,  La Grande Aventure des chiots, La magie de la mode et Le secret des fées) , elle est actrice, ou encore lycéenne dans Le journal. Partout ailleurs c'est une chanteuse (La magie de Noël), une bibliothécaire et une ambassadrice (Mariposa), une ballerine (Rêve de danseuse étoile) , une servante puis un  mousquetaire (Les trois mousquetaires), une sentinelle (Fairytopia) , une fée écolo (Lilipucia), une espionne (Barbie agent secret) ou une programmeuse (Barbie : Héroïne de Jeu Vidéo). Tout porte à croire que les princesses seront plus souvent des personnages secondaires que Barbie elle-même à présent.



Les noms récurrents: Oui, une récurrence parmi les récurrences. Pour une raison étrange qui ne peut pas être juste la paresse ou le manque d'inspiration, certains personnages ont le même nom d'un film à l'autre, peut-être un gag mythologique, mais qui complique la tâche pour savoir de qui on parle sur les wikis. En général un nom de personnage secondaire devient le prénom d'un personnage incarné par Barbie par la suite (rarement le contraire). Quelques exemples:

Erika: Dans Cœur de Princesse (doublon de Barbie) et   Rock et royales (deutéragoniste).  Egalement, l'anagramme Keira est utilisé pour un personnage équivalent au premier dans La princesse et la popstar.

Alexa: Le Palais de diamant (deutéragoniste) et La porte secrète (Barbie)

Lumina: La Magie de l'arc en ciel (personnage secondaire) et La magie des perles (Barbie)

Blair, Hadley, Isla et Isabella: Le bal des douze princesses (personnages secondaires) et Apprentie princesse (Barbie et personnages secondaires)

Geneviève:   Cœur de Princesse (personnage secondaire) et Le bal des douze princesses (Barbie)

Corinne:  Les trois mousquetaires (Barbie) et Super Princesse (deutéragoniste)

Courtney:  Le bal des douze princesses (personnage secondaire) et Rock et royales (Barbie).



La ligne de jouets qui ne colle pas (toujours) : Les films existent pour nous vendre (encore plus) de poupées, et celles-ci sont fabriquées avant qu'il n'y aie un  scénario, comme les BD des années 50 dont la couverture était dessinée avant l'écriture de l'intrigue.(!) Dans les deux cas: débrouillez-vous, scénaristes,  pour recoller les morceaux.




 (Keira version princesse et Tori version popstar dans La princesse et la popstar, ont leur poupée mais apparaissent dix secondes dans le film).





Les résultats en ces cas-là ne sont généralement pas bons...Sauf que les films sont quand même regardables, parce que les scénaristes se gardent de tomber dans le piège  de faire figurer tous les personnages et toutes les tenues figurant dans la ligne de jouets, s'il n'y a pas le temps pour cela, d'où cette surprise régulière pour les enfants dans les magasins: "Tiens, c'est qui celle-là?" devant une poupée d'aspect inconnu par rapport au film. Inversement il est des personnages importants (notamment les méchants) qui n’auront jamais droit à leur figurine. Enfin, les livres et albums de coloriage sont aussi souvent  imprimés une fois le scénario écrit mais avant que le film ne soit fini, d'où des écarts visuels. Les teasers sont pour la même raison souvent très différents des films finis. On peut aussi souvent invoquer des limites techniques, faisant par exemple apparaître dans le film des cheveux attachés alors qu'ils sont flottants dans les illustrations.




Renée des Trois mousquetaires, passée d'archère dans le teaser à frondeuse dans le film.

Le titre français à côté de la plaque: Faut avouer...c'est récurrent dans toute l'industrie comme le prouve les titres de certains Disney, tels Finding Nemo ou Wreck-it Ralph  ("Trouver Nemo" et "Ralph La Casse") qui débutent tous les deux leur titre français par un "Les mondes" qu'on ne comprend pas et qui n'a rien à voir avec l'histoire (et qui se répète, donc). Ou les Big heroes 6 métamorphosés en Nouveaux héros très générique, la pauvre imagination des traducteurs a encore frappé.

 Pareillement les titres français de Barbie font très gnangnan comparés à la V.O. : Rêve de danseuse étoile s'appelait "Les chaussons roses" en V.O. La répétition de certains termes génériques peut prêter à confusion: deux films débutent par "La magie de..." ou "Le secret de..." alors qu'en V.O. il était aussi question de chant, d'histoire ou de conte. Et parfois les titres sont vides de tout sens: Cœur de princesse, ça pourrait dire n’importe quoi, (et c'est très nunuche aussi) alors qu'en V.O. The princess and the pauper le signale explicitement comme inspiré du Prince et du pauvre de Mark Twain.





Je compte débuter sous peu les critiques détaillées de la plupart des films, restez branchés.

Pas d'opinion: Les deux dessins animés des 80's et la série des My scene, pas vus car non exportés.































Les autres, dans l'ordre que je juge du pire au meilleur:

Lillipucia (même pas terminé...)
Princesse de l'île merveilleuse
Barbie et ses sœurs : La Grande Aventure des chiots
Barbie et ses sœurs au club hippique
Un merveilleux noël
Le journal de Barbie
Mermaidia
Barbie : Agents secrets
Le lac des cygnes
Barbie : Héroïne de Jeu Vidéo
Mariposa 1
Fairytopia
La Magie de l'arc en ciel
Barbie : Aventure dans les Étoiles
Casse-noisette
Le cheval magique
Raiponce
Mariposa 2
Cœur de Princesse
 La magie des perles
Le secret des sirènes 2 
Le Palais de diamant
Le secret des sirènes 1
Le bal des douze princesses 
La porte secrète
Rock et Royales
Rêve de danseuse étoile 
La magie de la mode
Le secret des fées
La princesse et la popstar
La magie de noël
Apprentie princesse
Les trois mousquetaires




1 commentaire:

  1. Super intéressant comme article, j'ai adoré le lire ! Hâte de lire les critiques des autres films

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